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Le gouvernement a annoncé que la hausse de 4 % des pensions de base surviendrait en août, avec effet rétroactif à juillet. Encore faudra-t-il que la loi soit votée et promulguée, et que les montants à verser aient été vérifiés.

 

Ils vont être revalorisés avec six mois d'avance. Lors de la campagne présidentielle, les retraités ont applaudi des deux mains la promesse d'Emmanuel Macron d'anticiper la revalorisation des pensions, qui a normalement lieu en janvier. Cette hausse de 4 % à partir de juillet a pour but d'éviter la perte de pouvoir d'achat des retraités, causée par la vive inflation.

Seul hic, il faut voter une loi avant de pouvoir procéder à cette revalorisation dérogatoire des seules pensions de base , qui coûtera près de 5 milliards d'euros. Le gouvernement Borne a donc expliqué qu'elle ne serait effective qu'à partir d'août, au moment du versement de la pension mensuelle, mais avec un effet rétroactif sur le mois précédent. Un délai nécessaire, puisque le projet de loi n'est arrivé en Conseil des ministres que ce jeudi.

Mais ce délai ne sera peut-être pas suffisant. Selon plusieurs sources, le versement à la fois anticipé et rétroactif pourrait n'intervenir qu'en septembre. « Le gouvernement a voulu revaloriser à la va-vite pour des raisons électorales et en espérant que l'intendance suivra », soupire un connaisseur du secteur.

Risque politique, risque technique

Deux risques planent sur le versement en août. Juridique, d'abord : il faut que la loi pouvoir d'achat soit votée et promulguée. Les délais sont très serrés. Certes, on voit mal comment les oppositions de gauche ou de droite pourraient refuser ce cadeau aux retraités, mais on a vu lors du chahut du discours de politique générale, ce mercredi, que certains députés avaient très envie d'en découdre avec le gouvernement Borne.

Il y a aussi un risque technique. Les systèmes d'information de la retraite de base sont capables d'intégrer les données de revalorisation rapidement. Mais les services de l'Assurance-vieillesse devront ensuite mener des vérifications avant de procéder au paiement, ce qui prend un peu de temps. Des risques réels, mais pas insurmontables.

Source : Solveig Godeluck, lesechos.fr

 

Tag(s) : #France