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La nuit dernière a été mouvementée au Palais Bourbon. Les députés ont voté dans un premier temps, en soirée, un amendement prévoyant une revalorisation supplémentaire de 500 millions d'euros pour les pensions de retraite, avant de revenir sur ce point tard dans la nuit, sous l'impulsion du gouvernement qui a remis ce sujet sur la table.

 

Ce mercredi 27 juillet au matin, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, invité de France Inter, est revenu sur ce revirement. Il s'est notamment expliqué sur le désaccord du gouvernement de s'engager sur une dépense supplémentaire "d'un demi-milliard d'euros", alors qu'il est "responsable des comptes publics" et qu'il n'y avait, aux yeux de l'exécutif, "aucune raison de garder cet amendement".

Et du ministre de l'Économie de détailler : "Je l’aurais accepté (cet amendement, ndlr) si nous n’avions pas déjà engagé une revalorisation des retraites de 5,1 %". Le tout avant d'expliquer qu'il avait également pris "l’engagement qu’en janvier 2023, il y aura aussi une nouvelle revalorisation parce que l’inflation va augmenter d’ici là".

Bruno Le Maire est par ailleurs revenu sur les alliances de circonstance que le gouvernement a réussi à mettre en place dans le cadre des débats - nombreux - sur le projet de loi Pouvoir d'achat, notamment avec Les Républicains. "Nous nous sommes retrouvés sur des principes fondamentaux : tenir les dépenses publiques, valoriser le travail, protéger l'ensemble de nos compatriotes qui travaillent et qui ont du mal à se déplacer parce que l'essence est trop chère", a expliqué le ministre, tout en concédant avoir dû faire certains "compromis", notamment sur le ciblage des aides.

 

Pour rappel : au bout de la nuit et de quatre jours de débats nourris - et souvent houleux -, l'Assemblée nationale a fini par adopter le second volet des mesures en soutien au pouvoir d'achat, avant son examen au Sénat. Les députés ont voté en première lecture ce projet de budget rectifié pour 2022 par 293 voix contre 146, et 17 abstentions.

Les Républicains satisfaits, pas la gauche, ni le RN

Les Républicains, auxquels l'exécutif a donc donné à plusieurs reprises satisfaction, ont soutenu le texte. Le patron des députés LR Olivier Marleix s'est dit,en conséquence satisfait du "bras de fer positif avec le gouvernement" qui a permis d'engranger une série de mesures sur le carburant, le rachat des RTT par les entreprises, et encore la défiscalisation des heures supplémentaires.

À l'inverse, la gauche n'a pas voulu soutenir un texte "co-construit avec la droite" et dont "l'égalité et la justice sociale sont les grandes absentes", selon un porte-parole des députés PS, Arthur Delaporte. Le groupe LFI prévoit d'ailleurs un recours au Conseil constitutionnel concernant la suppression de la redevance.

Les députés du Rassemblement national, de leur côté, n'ont pas pris part au vote : ils ont quitté l'hémicycle en protestation contre la manière dont l'Assemblée est revenue sur une revalorisation des pensions supplémentaire de 500 millions d'euros pour les pensions de retraite approuvée quelques heures plus tôt.

Source : Lucas Serdic, ladepeche.fr

Tag(s) : #France